Quel statut vous laisse le plus de net ?

Comparez 5 régimes d’entreprise (micro, réel IR, EURL IR, EURL IS, SASU IS) selon votre situation, et voyez ce qu’il vous reste réellement en poche après cotisations et impôts.

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Outil d’estimation à titre informatif. Les barèmes sociaux et fiscaux évoluent et de nombreux cas particuliers (CFE, TVA collectée, CIPAV/SSI, cotisations minimales détaillées, ACRE plafonnée, calcul réel du chômage…) restent simplifiés ou absents. Vérifiez toujours sur urssaf.fr / impots.gouv.fr / francetravail.fr et auprès d’un expert-comptable avant toute décision.

Votre situation

Total dépensé / an (TTC)
dont TVA récupérable (statuts assujettis)
Autres revenus imposables / an
Nombre de parts fiscales
Glossaire — les mots compliqués expliqués simplement
Chiffre d’affaires (CA)
Tout l’argent que vous encaissez sur l’année, avant la moindre dépense.
Bénéfice
Ce qu’il reste une fois les dépenses payées (CA − charges). C’est lui qui sert à calculer cotisations et impôts au réel.
Charges déductibles
Vos dépenses professionnelles (camion, essence, assurances…) que vous retirez du bénéfice avant impôt. Possible « au réel », pas en micro.
Amortissement
Étaler le coût d’un gros achat (un camion à 30 000 €) sur sa durée de vie (ex. 5 ans = 6 000 €/an) au lieu de tout déduire d’un coup.
Abattement (micro)
Réduction automatique appliquée à votre CA pour calculer l’impôt en micro. Vous n’avez pas à justifier vos frais réels.
Cotisations sociales
Ce que vous versez pour votre santé, votre retraite, etc. Ce n’est pas de l’impôt : c’est ce qui ouvre vos droits.
TNS / SSI (Travailleur Non Salarié)
Le régime social des indépendants (micro, EI, gérant d’EURL). Cotisations plus faibles, mais retraite et couverture plus limitées.
Assimilé salarié
Dirigeant (président de SASU) protégé presque comme un salarié : bonne couverture santé/retraite, mais pas de chômage et cotisations élevées.
IR (Impôt sur le Revenu)
Impôt calculé sur ce que vous gagnez, qui s’ajoute aux autres revenus de votre foyer.
TMI (Taux Marginal d’Imposition)
Le pourcentage d’impôt sur votre dernière tranche de revenu : 0, 11, 30, 41 ou 45 %. Ici, il est calculé à partir des autres revenus du foyer et de vos parts ; votre activité vient s’ajouter par-dessus.
Parts fiscales
Le « diviseur familial » : 1 part pour un célibataire, 2 pour un couple marié/pacsé, +0,5 par enfant… Plus vous avez de parts, plus l’impôt est lissé.
Franchise en base de TVA
Sous un certain CA (vente 85 000 €, services 37 500 €), vous ne facturez pas la TVA… mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats. Au-dessus, vous la facturez et la récupérez.
ARE (chômage)
L’allocation chômage de France Travail. On peut souvent en cumuler une partie avec les revenus d’une nouvelle entreprise, le temps du démarrage.
IS (Impôt sur les Sociétés)
Impôt payé par la société elle-même sur son bénéfice : 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %.
Dividendes
La part du bénéfice de la société que vous vous versez en plus du salaire, une fois l’IS payé.
PFU ou « flat tax » (30 %)
Prélèvement unique sur les dividendes : 12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux.
ACRE
Réduction des cotisations sociales la 1re année d’activité, pour aider au démarrage.
VFL (Versement Fiscal Libératoire)
Option en micro : payer l’impôt sur le revenu sous forme d’un petit % du CA, réglé au fil de l’eau.
Capital social
La somme de départ que vous mettez dans la société à sa création.
Plafond micro
Limite de chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour rester en micro-entreprise (83 600 € en prestations, 203 100 € en vente).
Prélèvement global
Tout ce qui part (cotisations + impôts) rapporté à ce que vous avez réellement dégagé. Plus il est bas, mieux c’est.
Méthodologie & hypothèses de calcul

Impôt sur le revenu : calculé au barème progressif réel 2026 (revenus 2025, +0,9 % ; constante baremeIR), avec quotient familial : on saisit les autres revenus imposables du foyer et le nombre de parts. Le revenu de l’activité s’empile par-dessus ces autres revenus, donc l’impôt reflète l’effet de tranches réel (et non un taux marginal figé).

TVA récupérable : chaque dépense est saisie en TTC avec son taux de TVA. Les statuts assujettis (réel, sociétés, et la micro au-dessus du seuil de franchise — vente 85 000 € / services 37 500 €) récupèrent la TVA : leur charge est comptée HT. La micro sous le seuil ne facture ni ne récupère la TVA : sa charge reste en TTC (gros impact sur un véhicule).

Dividendes (IS) : pour chaque versement, on retient automatiquement l’option la plus avantageuse entre le PFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) et le barème progressif (abattement de 40 %, + 17,2 % de prélèvements sociaux). La méthode retenue est indiquée sur la carte du statut.

« Net en poche » et charges réelles : les charges sont déduites du résultat pour tous les statuts — y compris la micro (qui ne les déduit pas fiscalement, mais où l’entrepreneur les dépense quand même). On compare ainsi le disponible réel à situation identique.

Matériel & amortissements : les dépenses récurrentes (carburant, péage, repas, assurances…) comptent pour leur montant annuel. Le matériel durable (camion, gros outillage) est étalé sur sa durée d’amortissement : la charge annuelle = prix ÷ durée (ex. camion 30 000 € sur 5 ans = 6 000 €/an). C’est la règle au réel, et le coût annuel juste pour comparer à la micro.

Cotisations TNS au réel (EI / EURL) : modèle « net » — les cotisations ≈ 45 % du revenu net du dirigeant, soit ≈ 31 % du bénéfice (cotis = bénéfice × taux/(1+taux)). Cotisations minimales forfaitaires prises en compte. Réglage dans cotisTnsTauxNet.

Taux de prélèvement global : rapporté au revenu dégagé (CA − charges) et non au CA, pour comparer micro et réel à pied d’égalité.

SASU (assimilé salarié) : coût total ≈ net × 1,80 (cotisations patronales + salariales, sans chômage). Dividendes soumis au PFU 30 %, hors cotisations sociales.

EURL à l’IS : la part de dividendes supérieure à 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS (hypothèse de capital : 1 000 €). C’est ce qui réduit fortement l’avantage « dividendes » par rapport à la SASU.

IS : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice (conditions supposées remplies), 25 % au-delà.

Période & ACRE : en 1re année, les cotisations sont réduites par l’ACRE (micro : 25 % depuis le 01/07/2026 ; réel/société : ~50 % simplifié, sans le plafonnement réel). Le régime de croisière applique les taux pleins. Chaque carte affiche aussi le net de l’autre période pour comparer démarrage et vitesse de croisière.

Maintien ARE (chômage) — modèle très simplifié : on suppose que ~70 % du revenu d’activité imposable (rémunération, ou dividendes « TNS » en EURL-IS) vient réduire l’allocation, dans la limite du montant saisi. Les dividendes d’une SASU à 0 € de salaire ne sont pas un revenu d’activité : l’ARE est alors conservée en entier — d’où l’avantage marqué de la SASU au démarrage. La réalité France Travail (calcul mensuel, plafonds, durée des droits) n’est pas reproduite : à vérifier impérativement.

Tous les taux sont regroupés dans l’objet BAREMES en haut du script, pour une mise à jour annuelle facile.

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Rappel : estimation indicative, hors cas particuliers (CFE, TVA, CIPAV, cotisations minimales, prévoyance, situation familiale, etc.). Ne remplace pas l’avis d’un expert-comptable. Barèmes juin 2026 — à vérifier sur urssaf.fr et impots.gouv.fr.